CITATION(Miles! @ 21 Jan 2008, 17:22)

-la première raison est que le Jpeg est, dès le premier enregistrement, destructif. A la qualité maximale, bien difficile de faire la différence, à l'écran, entre un tiff et un Jpeg. Mais voila: on ne se refait pas, et le fichier va certainement subir plusieurs interventions, chez vous, puis sur le bureau du DA, et enfin chez l'imprimeur.
Oui, normalement, tous ces différents acteurs de la chaîne graphique devraient savoir ce qu'est le JPEG, son utilisation, ses défauts, ses avantages...
... mais comme c'est rarement le cas, enregistrer des images en JPEG pour du print est à éviter (à mon avis... : effectivement comme tu le dis, à la qualité maximale la dégradation est invisible au 1er enregistrement, mais les problèmes vont inévitablement arriver au fur et à mesure des manipulations et des ré-enregistrement qui ne manqueront pas d'être faits par des gens qui n'ont pas compris ce qu'est le JPEG*)...
... ensuite, travailler sur des images JPEG avec des ré-enregistrements successifs relève (à mon avis) de l'incompétence ou de l'inconscience... (effectivement, chaque ré-enregistrement de l'image la dégrade un peu plus)
... et donc enregistrements successifs + print = hérésie totale !!!
Le JPEG est un format grand-public, qui, paradoxalement, n'est surtout pas à mettre entre toutes les mains, et qui dans l'absolu reste plutôt orienté web...
Perso, quand je travaille avec des photos numériques fournies par un particulier, donc en JPEG, je demande à avoir les fichiers directement sortis de l'appareil, sans qu'ils aient subi de manipulation de la part du client (si possible, j'aime bien aller les chercher moi-même directement sur la carte mémoire), et je les convertis d'abord en TIFF. Ensuite, on peut commencer à bosser dessus.
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-le tiff, qu'il soit 8 ou 16 bits, a l'avantage de ne jamais compresser le fichier: on peux l'ouvrir, l'enregistrer indéfiniment, sans dégats.
On peut aussi compresser une image TIFF, mais c'est une option qui n'est pas activée par défaut !
- en LZW, sans aucune dégradation, donc avec des ré-enregistrements possibles à l'infini sans dégradation,
- en JPEG, (depuis la version 7 de Photoshop, je crois) et avec tous les problèmes liés à la compression JPEG...
(alors qu'avec le format JPEG, la compression n'est pas une option désactivable : l'image est systématiquement compressée, et dégradée irrémédiablement et définitivement)
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Parce que le 16 bit comporte plus de 16000 niveaux par couleur
Exactement 65536 niveaux, soit 2 puissance 16.
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Par contre, j'ai une question pour les imprimeurs : Vous arrive-t-il de travailler avec des fichiers 16bits en CMJN?
Moi, perso, non... je suis déjà content quand j'arrive à avoir des photos en 8 bits pas trop dégradées par du JPEG... alors du 16 bits je n'ose même pas l'imaginer !!! De toute façon, les gens avec qui je travaille habituellement ne savent même pas que ça existe, et si je leur en parle, ils vont penser que c'est un gros mot...
...mais pour un imprimeur, une image 16 bits ne sert pas à grand-chose : normalement l'imprimeur n'a pas à faire de retouches sur l'image, et :
- le PostScript niveau 2 ne gère pas plus de 256 niveaux,
- le PostScript niveau 3 peut gérer 4096 niveaux dans les dégradés vectoriels à l'aide d'une routine supplémentaire, mais il me semble que (sauf erreur de ma part) il ne gère pas plus de 256 niveaux (8 bits) dans les images de type bitmap...
... et de toute façon, le nombre de niveaux imprimables dépend ensuite de la linéature et de la résolution utilisée au flashage :
- 150 lpi à 2400 dpi donne 256 niveaux maxi
- 175 lpi à 2400 dpi donne environ 189 niveaux maxi
- 175 lpi à 3000 dpi donne environ 294 niveaux maxi
- et 175 lpi à 3600 dpi donne environ 424 niveaux maxi
(et même en trame 175 lpi, ça reste du flashage à 2400 dpi en standard... donc 189 niveaux)
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Est-ce un plus pour vous si un photographe vous livre des fichiers photos en Tiff 16 bits, plutôt qu'en Jpeg 8 bits, que ce soit en Adobe RVB ou en CMJN?
Perso, du TIFF 8 bits me convient.
Même avec des photos qui sont faites parfaitement, il faut parfois les retoucher pour les adapter au papier utilisé... soit manuellement, soit automatiquement avec un profil ou un changement de profil...
... mais, si les photos sont faites parfaitement, cette retouche particulière est uniquement motivée par des impératifs techniques, et il est uniquement nécessaire de diminuer les forces pour éviter le bouchage de la trame, donc on va avoir besoin de diminuer les valeurs maxis : à partir d'une image qui va de 0 à 100%, on va la limiter à 97, ou 95 ou 90 % : on a plutôt besoin de compresser l'histogramme que de le dilater, donc peu de risque d'apparition de peigne !
En revanche, sur des photos un peu merdées, trop sombres, sous exposées, avec des dominantes colorées dans le blanc parceque la balance des blancs n'a pas été faite, il est nécessaire de "crever" les hautes lumières et d'éclaircir les ton moyens... et là on va dilater l'histogramme et obtenir un peigne... mais normalement, ça n'arrive pas sur des photos faites par des pros compétents, ça n'arrive que sur des photos de grand-public (ou de mauvais pros) qui sont de toute façon en 8 bit, et en JPEG... alors tant-pis...
Mais je pense que des photograveurs qui bossent sur des travaux (plus) pointus préféreront du 16 bits.
CMJN ou RVB ?... quand tu convertis ton image RVB en CMJN, tu lui assignes un profil colorimétrique CMJN, et par principe, un profil colorimétrique CMJN est lié à un travail d'impression, parceque pour Photoshop, une image CMJN est une image pour le print.
Donc, tu ajoutes à ton image des modifications en fonction (grosso-modo) :
- d'une norme d'encres CMJN : Europe (avec les profils euro truc) ou USA (avec les profils SWOP)
- d'une presse, en fonction de son engraissement et du TAC qu'elle est capable d'encaisser
- d'un papier, en fonction de son état de surface (qui détermine son engraissement) et de sa résistance mécanique et son opacité (qui déterminent le TAC qu'il est capable d'encaisser)...
... si il t'est relativement facile de savoir si tes images seront imprimées en Europe ou aux USA, je ne suis pas sûr que tu saches quel sera le papier utilisé, et quelles seront les caractéristiques des presses de l'imprimeur...
... alors tu peux :
- faire une conversion CMJN avec le profil par défaut de Photoshop, le Fogra27 de mer-de inadapté à l'imprimerie en général, et laisser les intervenants suivants finir le travail : mais ils auront tendance à laisser tel-quel, puisque c'est déjà fait et à dire que puisque l'image était déjà en CMJN, ils ont préféré laisser la responsabilité de la conversion au photographe qui l'a faite... et là, tu deviens le responsable en cas de problème

- demander à l'imprimeur de te communiquer ses profils colorimétriques... mais pour ça il faut savoir qui va imprimer... et puis même : peu d'imprimeurs ont fait ce travail titanesque de caractériser leurs presses sur tous leurs papiers... (perso, j'en suis encore au stade de la préparation psychologique préalable

autrement dit, à me dire qu'il faudrait que je le fasse...),
- mais le mieux pour un photographe est de livrer les photos en RVB à un photograveur dont c'est le métier de gérer tout ça, ou à l'imprimeur qui sait faire sa photogravure en fonction de ses presses et de ses papiers, bref, à celui qui sera capable de faire le travail en ayant tous les paramètres nécessaires, ou celui qui voudra bien en prendre la responsabilité.
En revanche, j'aurais plutôt tendance à considérer comme une brelle incompétente ou un inconscient le photographe qui donne des images en JPEG pour un travail de print...
- une brelle si il le fait sans connaître les problèmes liés au JPEG,
- un inconscient si il donne des images dans un format qu'il sait destructeur à des gens dont on peut être sûr que certains ne sauront pas s'en servir correctement*...
* il faut toujours garder à l'esprit ce principe simple :
si une connerie peut être faite, elle sera faite, à un moment où à un autre :
- par quelqu'un qui ne saura pas,
- ou par quelqu'un qui aura oublié,
- ou par quelqu'un qui croit qu'il sait mieux que tout le monde et qui fera la connerie volontairement en étant sûr que ce n'est pas une connerie ou que lui peut se le permettre parce qu'il est plus fort que tout le monde...